Mineral

Le travail de Stéphanie explore  la superposition des temps, la mémoire, le flou, la lumière, l’eau, le rayonnement, comme support méditatif.  

Son travail récent « Minéral » explore les vertus thérapeutiques des  pierres et couleurs. En effet par la sélection de  pigments minéraux 

spécifiques, elle explore leurs capacités à répondre aux  émotions de chacun.  Des phosphorescences permet une visibilité différente des œuvres la nuit. Les pensées subtiles comme des oiseaux de passage, des livres secrets, portraits éphémères et mer naissante se superposent sur la 

toile.Stéphanie aspire de cette manière à créer des œuvres« diffuseuses de paix et sérénité » pas seulement par leur thème mais aussi par leur composition  chimique et énergétique. 

 


" Dans la vague du temps suspendu "

Des temps suspendus, étirés, roulés voilés, dévoilés, superposés, cachés, libérés. Les lieux se rejoignent, se confondent, se mêlent entre sommeil et éveil, éphémère et acquis.

 

La nature vibre, crée des liens entre les éléments et l’homme, mer, ciel, terre. Oiseaux en suspens ou en étoiles filantes comme des pensées soudaines, répétitives. Tombées de jours et nuits, du blanc à l’indigo, du visible à l’invisible. De l’éclipse à l’éblouissement.

 

Les formes évoluent. Silhouettes transparentes en mouvement, fragiles et fortes, L’homme se fond dans son environnement, migre, devient oiseau dans une mer intérieure.

 

L’enfance y est légère, profonde et mouvante comme l’eau. Elle nous ramène à l’essentiel.

 

Les pensées se superposent. Chacun y puise son émotion et y apporte son histoire, s’y perd et s’y retrouve. Le temps s’écoule et reste en nous. La lumière nous parvient chargée d’univers.

 

Mon travail est comme une vague en mouvement qui va et se retire, s’étire et s’enroule, revient, écrit, efface, réécrit efface à nouveau, inspire, expire, inverse, duplique, émerge et disparait, se souvient et oublie, voile et dévoile,  emprunte et rend au passé au présent au futur. J’aspire à  superposer les temps et les lieux, à jouer avec la mémoire, la lumière, la notion de flou. Je regarde la profondeur, l’espace, le mouvement, cherche les positions dans les vibrations, projette, enferme, retire ouvre et aère.

C’est une vague intérieure, une lumière qui fut, sera, est dans un même temps retrouvé pour trouver et toujours continuer à chercher. Le travail s’approprie des techniques et procédés historiques et contemporains de photographie, peinture, vidéos, manipulations.

J’aspire à suggérer le passage émotionnel ou physique d’un état à un autre. C’est un voyage, une vision, un déplacement dans le temps et l’espace à différents niveaux de conscience. Minuscule dans ce vide immense l’homme  en évolution appartient à l’univers, se reflète en lui comme un miroir d’eau.

 

Stéphanie Malossane 2015. www.stephanie-malossane.com


Lunes et autres cercles

Regard sur l’intention, concept, technique et autre….


En travaillant sur les « lunes »,  et autres « cercles »  Stéphanie Malossane s’interroge sur la place de l’homme dans l’univers et la nature, et s’intéresse à la notion d’espace-temps, de matière, conscience et couleurs, mémoire, projection. Dans un univers  toujours en expansion où les planètes s’éloignent les unes des autres, l’homme devient minuscule dans ce vide immense. Il voyage dans le temps et l’espace à diffèrents niveaux de conscience. L’homme n’échappe pas à l’univers, il lui appartient. Il se fond et se reflète en lui comme sur un miroir d’eau. C’est la réflection de l’homme matière né de poussières d’étoiles et d’un souffle créateur aux lointaines origines. Ces êtres sont dépendants de leur environnement, en fusion avec la nature et les éléments. Lorsqu’ils prennent conscience de leur participation à l’évolution de l’univers, il deviennent cosmiques. Il doivent  pour cela éffectuer une exploration de leur espace intèrieur pour dépasser l’espace extèrieur. Leurs consciences sont surélevées. Il agissent avec la nature, ne la dominent plus. Ils deviennent « esprits »

Stéphanie associe son travail de tchnique à l’huile avec accumulation de couches successives à celui de la superposition de temps diffèrents comme si la toile devenait mémoire et réflection de ces temps passés , présents et futurs. Cette mémoire devenant alors universelle, chacun peut y puiser ses propres réminiscences.  L’artiste se réfère aux propriétés de la lumière dans son travail des couleurs.

Elle considère également les superpositions de deux lumières colorées pour en obtenir une troisième et répéte ce procédé de nombreuses fois. C’est en associant des « lumières » primaires qu’elle tente d’obtenir une lumière blanche, symbole d’intèriorité et de ressource et d’achever une impression de rayonnement, vibration, et luminosité.

Les toiles de Stéphanie sont suggestives. Elles invitent l’observateur à la méditation et aspirent à diffuser silence lumière et calme.


Notion de flou

Stéphanie Malossane présente une collection de photographies en édition limitées sur le thème « flou et mer ». Elle réfléchit aux diffèrentes valeurs du flou en peinture et photographie. Son attention se porte sur la retranscription du flou pictural en photographie. Elle fait l’éloge de l’inexactitude en lui attribuant une valeur positive. En effet l’effacement de tous les détails permet de se concentrer sur le sujet principal et d’aborder le réél dans toutes ses profondeurs. Comme en peinture Stéphanie Malossane travaille sur la superposition et la transparence. Elle aspire à suggérer des notions de vibrations, de sons et d’interprétation des formes. Ce sont des résonnances, des échos qui activent les niveaux de mémoire sur le support, en fixant et faisant bouger à la fois les superpositions des temps, présent, passé, et futur.
Ces vibrations engendrent des pensées qui se multiplient, des réflexions illimitées se poursuivant à l’infini. Une fois les limites estompées, l’espace se crée. C’est une ouverture au monde. Le voile de brume  finit par nous dévoiler nous-même, agit sur notre conscient et notre inconscient se fait écho de notre émoi. Que l’on s’oublie se perde ou  se retrouve dans le flou, le passage demeure onirique et  poétique  pour rejoindre l’invisible.